Plus de 67 % de la population burundaise vit en-dessous du seuil de pauvreté. Le pays connaît une croissance économique assez faible et souffre d'un taux d'inflation élevé. C’est aussi l’un des pays africains les plus densément peuplés. Il est classé 184e sur 187 selon l’indice de développement humain (PNUD 2014).
Dans le domaine de la santé, le Burundi affiche des statistiques inquiétantes concernant le taux de mortalité néonatale et celui de la mortalité maternelle. Les pathologies liées à la grossesse et à l’accouchement occupent la troisième place parmi les causes de décès enregistrés dans les hôpitaux pour les plus de 15 ans. De nombreuses femmes présentent une fistule obstétricale, séquelle d’un accouchement difficile, ou perdent la vie lors de l’accouchement.
En matière de mortalité, les femmes et les enfants de moins de 5 ans paient un lourd tribut. Les maladies à évolution chronique telles que le sida, la tuberculose, le diabète, l’hypertension artérielle, l’asthme, les cardiopathies, les maladies mentales, ainsi que les violences physiques – sexuelles, accidents sur la voie publique, guerre – sont à l’origine de nombreuses physiques et mentales.
Enfin, depuis 1993, les effets d’une situation politique et sécuritaire instable dans la région entraînent d’importants mouvements de populations : les réfugiés, originaires pour la plupart de la République démocratique du Congo, mais aussi les déplacés internes, se comptent par milliers. Depuis avril 2015, suite au climat politique instable qui affecte le pays, des centaines de milliers de Burundais ont fui le pays et se sont réfugiés en Tanzanie, au Rwanda, en République démocratique du Congo et en Ouganda.