Les conditions de vie dans les territoires palestiniens occupés restent très tendues et les Palestiniens vivant dans la bande de Gaza et en Cisjordanie sont particulièrement vulnérables. La situation socio-économique déjà précaire s'est détériorée depuis l'offensive israélienne "Protective Edge" de l'été 2014. Le manque de possibilités d'emploi a fait grimper le taux de chômage à plus de 38 %, aggravé par les restrictions strictes imposées à la circulation des biens et des personnes. Les secteurs des services et les ressources des organisations non gouvernementales étant insuffisantes, les Palestiniens ont du mal à satisfaire leurs besoins fondamentaux, en particulier les personnes handicapées, qui sont souvent négligées et ne sont pas suffisamment représentées dans les efforts de développement et de secours.
En Cisjordanie, une recrudescence de la violence depuis octobre 2015 a entraîné un isolement accru des segments les plus vulnérables de la société, avec des difficultés croissantes à accéder aux soins et aux possibilités d'emploi. Comme c'est le cas dans la bande de Gaza, le manque de coordination entre les organisations de la société civile a conduit à l'aggravation de la vulnérabilité des personnes handicapées.
Situation du handicap
Les restrictions de circulation subies par les Palestiniens affectent particulièrement les personnes handicapées, qui rencontrent de nombreuses difficultés pour se déplacer et accéder aux services dont elles ont besoin. La géographie très vallonnée du pays, notamment en Cisjordanie, ainsi que le manque de transports publics et accessibles, augmentent d'autant plus ces difficultés.
Les personnes handicapées font face à des discriminations à tous les niveaux de la société, et notamment dans le domaine de l’éducation et du travail. Cette situation est particulièrement problématique pour les femmes handicapées et les mères d'enfants handicapés.