La croissance économique du pays est fortement soutenue par la communauté internationale et les investissements privés, dans un climat politique porteur. Fin 2004, une reconfiguration politique du pays est entreprise avec le départ du président Chissano, au pouvoir depuis 1986. Le changement n'en est pas vraiment un, avec la victoire du Front de libération du Mozambique (Frelimo), qui tient les rênes du pays depuis son indépendance en 1975.
Le gouvernement met tout en œuvre pour réduire sa dépendance vis à vis de l'aide internationale. Néanmoins, les freins les plus importants pour établir une croissance stable restent l'expansion fulgurante du VIH / Sida, la situation sanitaire préoccupante et le très faible niveau d'éducation.
Le Mozambique figurait jusque récemment parmi les pays les plus minés au monde. Or, les mines et restes explosifs de guerre sont une menace directe pour les populations. Ils entravent aussi l’agriculture et la construction d’infrastructures (routes, lignes électriques, voies ferrées…), et limitent la circulation des biens et des personnes. Le développement du tourisme et les investissements étrangers sont aussi impactés. En adhérant au Traité d’Ottawa en 1998, le gouvernement s’était engagé à déminer le pays avant 2014. Un défi relevé en 2015, notamment grâce à l’implication de HI en faveur des victimes de mines et les actions de l’association dans les actions de déminage.