En janvier 2012, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) occupe une partie du nord du Mali. Plusieurs mouvements islamistes progressent également sur ce territoire. Deux mois plus tard, le président est renversé. Le pays plonge alors dans un conflit armé qui conduit à l’intervention des armées malienne et française en janvier 2013.
Les combats et la présence de groupe armés conduisent à la prolifération d'armes légères et à la présence de restes explosifs de guerre sur les lieux de vie des populations. En 2012, plus de la moitié des victimes civiles de restes explosifs de guerre au Mali étaient des enfants.
Des centaines de milliers de personnes se réfugient dans les pays voisins. Plus de 280 000 Maliens fuient vers le sud et le centre du pays, où les communautés d’accueil souffrent elles-mêmes de l'impact de la terrible crise alimentaire de 2011.
Aujourd'hui, la situation humanitaire reste précaire. Les institutions ont été très fortement impactées (santé, éducation, administration publique…) et le retour des réfugiés et des déplacés chez eux s’opère dans des conditions difficiles.
Le pays est touché par une grande pauvreté. Les efforts entrepris par le Mali, pour la scolarisation primaire universelle, le contrôle du VIH/sida ou l’accès à l’eau potable, ont été très largement entravés.
Parmi la population, les personnes handicapées font figure d'exclues et sont souvent victimes de discriminations ou de préjugés. Elles représentent la plus grande minorité du pays. Elles n'ont pas ou peu accès aux soins, à l'éducation, aux services sociaux et à l'emploi. Une part infime des enfants handicapés sont scolarisés. En outre, en ces temps de crise, ces personnes déjà très démunies se trouvent dans une situation de vulnérabilité accrue.